Revue de presse

Revue de presse / Les questions de défenses dans la presse québécoise  

Semaine du 19 au 25 mars 2012

Julie Tremblay
26 mars 2012

Répression en Syrie

Des experts des Nations Unies (ONU) et de l’Organisation de coopération islamique (OCI) mènent une mission d’évaluation des besoins humanitaires, sous la houlette du gouvernement. C’est la première fois que l’ONU est autorisée par Damas à faire une telle évaluation depuis le début des violences il y a un an. Dans le même temps, les cinq experts mandatés par l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, sont arrivés à Damas pour négocier la mise en place d’une mission d’observation dans le but de faire cesser les « tueries ».

Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé à l’unanimité une déclaration présidentielle, soumise par les Occidentaux, qui proclame son soutien à la mission de paix de Kofi Annan en Syrie. Le Conseil appelle donc la Syrie à mettre en œuvre les propositions du médiateur, Kofi Annan, au moment où de nouvelles opérations militaires sont menées pour écraser la révolte, notamment autour de Homs. Le texte menace le gouvernement syrien d’initiatives supplémentaires en cas de non-respect de l’offre de paix en six points de Kofi Annan.

Coup d’état militaire au Mali

Des militaires ont pris le pouvoir à Bamako et ont pillé le palais présidentiel. Après plusieurs heures de mutinerie déclenchée mercredi matin, les soldats protestataires, des officiers dont les grades ne dépassent pas celui de capitaine, ont annoncé avoir renversé le président malien Amadou Toumani Touré. Plusieurs ministres, dont celui des Affaires étrangères, ont été arrêtés. L’incertitude demeure sur le sort du chef de l’État, dont on ignore s’il est prisonnier des putchistes ou encore protégé par des militaires loyalistes.

Le groupe qui est apparu à la télévision nationale n’était pas connu avant son geste d’éclat. Devant les caméras, une dizaine de jeunes officiers en mutinerie ont affirmé représenter le "Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État". Ils ont critiqué le président malien pour sa mauvaise gestion du conflit dans le nord du pays, en n’armant notamment pas assez les soldats lorsque ces derniers font face aux rebelles touaregs. Les putschistes ont aussi annoncé l’imposition d’un couvre-feu, la dissolution des institutions du pays et la suspension de la Constitution, mais affirment vouloir rétablir le tout bientôt. Ils ont promis de remettre le pouvoir à un nouveau gouvernement démocratiquement élu dès que le pays serait réunifié et que son intégrité ne serait plus menacée.

L’Union africaine (UA) a décidé de suspendre le Mali de toute participation à ses activités et l’envoi à Bamako d’une mission conjointe avec la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO). Les États-Unis et le Canada ont prévenu que l’aide économique et militaire qu’ils versent au Mali risquait d’être compromise si les responsables du coup d’État ne rétablissaient pas l’ordre constitutionnel. L’Union européenne (UE) a quant à elle décidé « de suspendre temporairement les opérations de développement », sauf l’aide humanitaire. Ces prises de position s’ajoutent aux condamnations des voisins du Mali : Algérie, Niger et Mauritanie, où les répercussions de la crise sont fortement ressenties.

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