Revue de presse

Revue de presse / Les questions de défenses dans la presse québécoise  

Résumé mensuel (avril 2012)

Julie Tremblay
30 avril 2012

Mission d’observation en Syrie

Le médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, a indiqué au début du mois au Conseil de sécurité des Nations unies que Damas avait accepté de commencer à appliquer son plan de paix en Syrie en prenant des mesures de désengagement militaire avant le 10 avril. Le régime syrien a annoncé la fin de ses opérations militaires le jour de l’ultimatum fixé par le plan Annan, tout en prévenant que ses forces répondraient à toute attaque « terroriste ». Ainsi, au lendemain du début de la trêve, le régime a bombardé les bastions rebelles, faisant également des morts en Turquie et au Liban voisins, son allié russe affichant sa certitude d’une victoire militaire de Damas même si l’opposition était armée « jusqu’aux dents ». M. Annan a accusé Damas de simplement déplacer ses chars pour mener de nouvelles opérations, estimant toutefois qu’il était « trop tôt pour dire que [son] plan a échoué ».

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé à l’unanimité le déploiement d’une première vague d’observateurs chargés de vérifier le respect du fragile cessez-le-feu en Syrie. Une première équipe de huit observateurs de l’ONU a commen¬cé à travailler sur le terrain vers la fin du mois. Cinq d’entre eux ont visité Homs, foyer de la contestation dans le centre du pays, qui a subi des bombarde¬ments réguliers depuis le début du cessez-le-feu. L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Kofi Annan, a confié au Conseil de sécurité que la situation en Syrie continuait d’être « inacceptable », se prononçant en faveur d’un déploiement rapide des 300 observateurs sur le terrain. Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, le Français Hervé Ladsous, a indiqué que 100 observateurs se trouveront en Syrie dans un mois, dont 30 d’ici la fin de la semaine.

Capacités nucléaires

D’abord, l’Iran et le groupe 5+1 (les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne) ont décidé de se retrouver le mois prochain à Bagdad pour fixer un cadre de négociations sur le nucléaire iranien, qualifiant de part et d’autre les discussions d’Istanbul de « positives », et notant un changement de ton mutuel. Les États-Unis ont toutefois rejeté une demande de l’Iran d’alléger les sanctions qui pèsent à son encontre, Washington soulignant que Téhéran devait d’abord prendre des « mesures concrètes » pour répondre aux inquiétudes sur son programme nucléaire controversé.

En Corée du Nord, Kim Jong-un a affirmé que la Corée du Nord ne serait plus jamais menacée par les puissances nucléaires, lors de son premier discours public, deux jours après le tir manqué d’une fusée soupçonnée par les États-Unis d’être un missile balistique. Il a affirmé que l’Armée Populaire de Corée avait « acquis beaucoup d’expérience [...] et est aujourd’hui capable de battre n’importe quel ennemi ». Il a également lancé un avertissement d’« actions spéciales » imminentes des autorités militaires de la Corée du Nord qui auraient pour effet de « réduire le gouvernement de la Corée du Sud en cendres en quelques minutes ». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a averti la Corée du Nord de cesser « toute mesure de provocation » et il a exigé qu’elle respecte la totalité des résolutions mises de l’avant par le Conseil de sécurité de l’ONU, et qui reflètent la volonté de la communauté internationale.

Enfin, l’Inde a également procédé à un tir d’essai d’un nouveau missile longue portée capable de transporter une ogive nucléaire, qui lui donnerait pour la première fois la capacité de frapper des villes chinoises comme Pékin et Shanghaï. Les autorités indiennes se sont félicitées du tir réussi d’Agni-V, un missile d’une portée de 5000 kilomètres. Quelques jours suivant le lancement de ce missile, le Pakistan a tiré avec succès un missile de moyenne portée à capacité nucléaire, comme il en teste plusieurs fois par an.

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